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23 août 2010 : Dauphiné Libéré Sud Isère


Center Parc : une contestation naissante

Depuis deux mois les dossiers s’amoncellent. Les classeurs bien fournis regorgent de papiers officiels, de rapports… Créée le 18 juin dernier, l’association “Pour les Chambaran sans Center Parcs” (PCSCP) compte déjà près de 120 membres. Le point commun qui réunit tous ses adhérents : faire barrage au Center Parc qui devrait voir le jour à deux pas de Roybon en plein cœur de la forêt des Avenières.

« On ne peut pas faire n’importe quoi au nom du sacro-saint emploi »

Les motifs de leur courroux ne sont pas très éloignés de ceux des autres associations qui se sont opposées à d’autres projets du genre en France. « ?Nous ne comprenons pas pourquoi il faudrait brader ce terrain à un promoteur immobilier. [...] Cette forêt est un site classé Natura 2000 qui va se retrouver dégradée à vie. Que va-t-on laisser à nos enfants ??? », se demande Henri Giroud, trésorier adjoint de l’association.

René Meynier, trésorier, s’inquiète quant à lui du devenir de la commune de Roybon, qui va passer d’un coup à « 6000 habitants ». Des projets de déviations routières sont en cours et les membres de l’association ne veulent pas que le contribuable local paye la facture.

Pourtant le groupe Pierre et Vacances, propriétaire de Center Parcs, promet de nombreuses embauches pour les habitants de la région. « On ne peut pas faire n’importe quoi au nom du sacro-saint emploi », assène Henri Giroud. « Il faut ensuite prendre en compte que ce seront surtout des postes précaires qui seront offerts », ajoute Michelle, Roybonnaise et membre de l’association.

Quant aux retombées pour le commerce local, le trésorier de l’association n’y croit pas un seul instant : « Ceux qui investiront les cottages ne sortiront pas de leur bulle ». Et Michelle de poursuivre : « Nous avons conscience que nous sommes le pot de terre contre le pot de fer, mais nous ne pouvions pas ne rien faire ».

PCSCP a fait appel à un cabinet d’avocats pour évaluer leurs chances de contester ce projet. Ils ont jusqu’au 3 septembre pour se manifester. « Nous avons la chance d’avoir des adhérents généreux. Nous sommes prêts à aller sur le terrain juridique. »



 

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