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Pour les Chambaran SANS Center Parcs

1 février 2013 : Frapna Isère ( via le site reporterre ) - communiqué sur la journée mondiale des Zones humides

par PCSCP Stéphane PERON.
Mis à jour le mardi 5 février 2013

L’annulation de l’aire de grand passage des gens du voyage de Crolles par le tribunal administratif il y a quelques années, les problèmes de réalisation de la Maison du Rugby à Montbonnot-Saint-Martin (en cours de régularisation), d’extension de la station du Collet d’Allevard (en cours de jugement) ou de réalisation du stade de biathlon au Col de Porte (en cours d’enquête) trouvent toutes leurs sources dans une méconnaissance de la réglementation des zones humides. La FRAPNA continue son rôle d’alerte à chaque fois qu’une zone humide est menacée.

La valeur des zones humides est inestimable. Jouant un rôle essentiel de régulation des crues, de filtres naturels et constituant des réserves d’eau importantes indispensables pour nos besoins humains, les zones humides participent également au maintien d’une biodiversité qui s’effondre là où elles régressent.

Cette journée mondiale est l’occasion pour la FRAPNA de rappeler que la préservation de ces zones est une de ses priorités. La FRAPNA ne transige pas avec l’application de la loi sur l’Eau, un des mécanismes censés assurer en France leur protection.

Le principe posé, rappelé récemment par le Préfet de région à tous les Préfets de Rhône-Alpes, indique que les projets ne doivent pas porter atteinte à une Zone Humide. Le cas échéant, tout doit être fait pour limiter les impacts et ces derniers doivent faire l’objet d’une compensation totale des surfaces impactées.

D’où les interrogations sur le choix d’implantation du projet de Center Parcs à Roybon sur une zone très majoritairement humide, qui plus est tête de bassin versant de deux rivières l’Herbasse et la Galaure.

Difficile pour les aménageurs publics ou privés d’ignorer qu’ils sont en présence de zones humides. Des inventaires précis ont été réalisés par les Conservatoires d’Espaces Naturels aidés et soutenus par les associations de défense de l’environnement comme la FRAPNA. Dans certains cas, détruire ou détériorer une zone humide est passible du tribunal correctionnel, de lourdes amendes et de coûteux travaux de remise en état.

La FRAPNA Isère se réjouit d’avoir convaincu le Président du Conseil général de la nécessité de financer des inventaires beaucoup plus précis des zones humides existantes mais également des zones à réhabiliter en priorité afin de disposer d’une base de données qui serait sur ce point unique en France.

A l’heure où notre pays semble vouloir opérer le virage de la transition écologique, consciente des défis posés par le réchauffement climatique sur la ressource en eau et le bon état de nos milieux naturels, la FRAPNA rappelle son rôle de sentinelle et de conseil.

Source : http://www.reporterre.net/spip.php?article3795


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